Concert
Sam 05 déc 2026
Le Botanique - Bruxelles
Bruxelles
Kadavar - Scott Hepple and The Sun Band

Que reste-t-il vraiment avant l'apocalypse ? Le feu du ciel ? Des invasions de sauterelles ? Des océans de sang ? Depuis Rough Times en 2017, Kadavar explore sa propre vision de la fin des temps. Huit ans plus tard, le monde s'est assombri, et leur réaction aussi. Sur K.A.D.A.V.A.R., les icônes du rock berlinois reviennent avec un son plus lourd, plus brut et plus précis, mêlant l'esprit fuzz de leurs débuts à la créativité accrue de leur formation actuelle à quatre.
Leur récent album, I Just Want To Be A Sound, a marqué un tournant décisif. Après des années de tournées incessantes, le groupe était à bout. Plutôt que de continuer sur leur lancée, Lupus Lindemann, Tiger Bartelt, Jascha Kreft et Simon Bouteloup ont choisi de tout reconstruire. En collaboration avec le producteur Max Rieger, ils ont retrouvé leur identité et posé les bases d'une nouvelle ère.
K.A.D.A.V.A.R. Cet album apparaît comme le pendant naturel du précédent. Là où le précédent explorait des textures atmosphériques, celui-ci renoue avec les riffs, le groove et l'intensité du hard rock. « Nous sommes consciemment revenus à nos racines », explique Lupus Lindemann. « Nous voulions des riffs massifs et du rock puissant et bruyant. »
L'enregistrement a reflété cette philosophie. Produit une fois de plus par Tiger Bartelt et enregistré sur bande avec du matériel vintage, les sessions ont redonné confiance au groupe et lui ont rappelé que l'authenticité primait sur la réinvention. La création de cet album a été moins une répétition du passé qu'un véritable retour aux sources.
Ce retour aux sources n'a cependant été possible que grâce à tout ce qui a précédé : les Isolation Tapes expérimentales, la collaboration avec Elder, l'arrivée de Jascha Kreft et l'écriture de chansons en dehors du groupe. Ensemble, ces expériences ont enrichi l'identité créative de Kadavar et ont fait de ce retour au rock un véritable pas en avant, et non un recul.
Kreft est devenu un élément essentiel de cette évolution. Son arrivée a poussé l'ancien power trio à repenser sa composition, insufflant de nouvelles idées tout en renforçant l'alchimie qui a toujours caractérisé le groupe.
Sur le plan des textes, K.A.D.A.V.A.R. se tourne vers l'extérieur. Là où « I Just Want To Be A Sound » explorait les luttes intérieures, cet album est un véritable disque apocalyptique : plus rageur, plus lourd et imprégné du chaos du monde actuel. Selon Lindemann, il constitue le deuxième chapitre d'une trilogie, le dernier album symbolisant la renaissance après la destruction.
À travers neuf titres, l'album évolue de l'ouverture percutante « Lies » au rock décontracté de « Stick It », en passant par le morceau éponyme monumental et l'assaut thrash de « Total Annihilation ». À la fois leur œuvre la plus intense et la plus diversifiée, K.A.D.A.V.A.R. rend hommage aux origines du groupe sans s'y enfermer.
« Nous voulions retrouver ce sentiment de liberté que nous avions il y a quinze ans », explique Lindemann. « On ne peut pas recréer l'innocence de nos premiers albums, mais on peut s'en approcher.» À l'instar de leur premier opus – cette fois-ci en quatuor –, K.A.D.A.V.A.R. est audacieux, puissant et plein de vie. Kadavar a bouclé la boucle. Leur son est familier, et pourtant totalement renouvelé.
Informations pratiques
Quand ?
- Samedi 5 décembre 2026 à 18:30